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Spaces home Morceau de moi ... Louis...PhotosProfileFriends | ![]() |
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SimplementQuand c'est le moment de s'habiller, mettez vos vêtements. Quand vous devez marcher, alors marchez. Quand vous devez vous asseoir, alors reposez-vous. Soyez simplement ordinaire dans la vie ordinaire, sans vous préoccuper d'atteindre l'état du Bouddha. Quand vous êtes fatigué, couchez-vous. DéceptionTrop souvent les gens viennent à la méditation avec l'espoir de résultats extraordinaires, comme des visions, des lumières, ou des miracles surnaturels. Quand rien de tel ne se produit, ils se sentent extrêmement déçus. Mais le vrai miracle de la méditation est plus ordinaire et beaucoup plus utile. Sogyal Rinpoche Cliché Petite grenouille verte du Costa Rica sur le site www.routard.com/.../photos/publi/007/pt6905.jpg Striée de vert Elle m'aimante, m'attire Telle une mielleuse serpente Enjôleuse et habile Elle lance ses éclats Mon coeur entier chavire La main toute tremblante Son charme indélébile Eut tôt raison de moi ![]() D'un lait si diaphane Parsemé d'émeraude Sur un chaton d'argent Sa beauté vive repose Agate mousse et femme : Alliance d'une nouvelle aube Nous sommes un lien vivant Une minérale osmose Cliché Aigle à tête de serpent vert bleu de L'euh danse l'oh, http://flickr.com/photos/14673018@N07/2705317681/ Maîtrise de la pensée
Dans la vie, notre mental extrêmement vorace s'attribue souvent toute notre conscience. Sans cesse la pensée vole sur tout, à tout moment. Ah que nous en perdons de l'énergie à penser ainsi ! De plus nous ne cessons alors d'alimenter directement ce que nous voulons éviter. Oui, vous avez bien lu. Quoi que l'on choisisse, voici un bien bel outil ! Pensez intensément à des choses positives, et vous agirez pour le bien. Elle est pas belle la vie ? Rencontre Le silence pour accueil :
Les oiseaux se taisent. Sur le sol dans la glaise
Une empreinte d'écureuil.
Des centaines d'yeux sondent
Mon visage et mon corps
Des arbres la Vie gronde
Elle afflue, toujours, encore
Les pieds ancrés au sol
Mains tendues en avant
Tout fol ubris s'envole
Le coeur soudain ardent
Le sang palpite fort
Aux tempes, en la poitrine.
C'est la Terre qui me mord
Testant ce qui m'anime.
Pas de place pour le doute
Je suis forte et fière
Tenace sur la route
Qui mène à la Mère.
Ardence de lumière,
Tendresse de l'eau,
Légèreté de l'air
Berceau de la terre
Quatre éléments divins
Pour notre quatre humain
Le Sacré est à l'oeuvre
Même si les doutes pleuvent. Sexy, latino et il assume...
Voici le portrait de Diego , mon voisin espagnol , celui du troisième. Oui, il est à croquer. Oui, son sourire est à tomber. Soupir rêveur...
Il est charmant endormi sur son PC, trouvez pas ? GrooooOOOOaaaAAArrrrrr !Rahhh je viens encore de recevoir une giclée de paternalisme en pleine figure ! Pfff là, faut que ça sorte parce que j'en ai vraiment ma claque ! C'est ici qu'il faut vous emparer prestement de votre armure, votre bouclier ou masque de protection anti-fiel. Alors voilà : chaque adulte a la liberté de faire ce qu'il désire dans la limite des lois et de sa conscience. Que cela plaise ou déplaise à autrui. Mais que sous couvert de me protéger, de m'aider, de faire son intéressant, on m'impose quoi que ce soit mentalement ou physiquement : NON. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr ! Ce travers gigantesque m'est souvent infligé par des hommes plus âgés que moi. Et très régulièrement avec des enseignants, qui savent toujours tout, mieux que tout le monde sans même avoir pris la peine de se demander si un avis a été solliscité. Beurk beurk beuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurk ! J'ai un cerveau, des mains, je suis une grande fille et je ne cherche pas un papa, un mentor, un protecteur, un prêt à penser à ma place, un gourou, un vampire, une sangsue. Pas besoin de m'expliquer le fil à couper le beurre, de se répandre en poncifs éculés. Je ne suis ni féministe, ni chienne de garde, ni refoulée. Messieurs, gardez donc vos conseils pour quand on vous les demande. Et encore, oubliez le ton "Vois-tu..." avec la condescendance qui accompagne. Mh, ça va mieux. Vous pouvez quitter vos armures, boucliers et masques de protection. ;) Rappelle-toi C'est la femme qui crée le monde. Rappelle-toi : C'est la femme qui crée le monde. Laisse cette bouche menteuse. Protège ton coeur de sa servitude. Tu es la vie, tu es l'avenir. N'oublie jamais. C'est la femme qui crée le monde. Image The elements, the creation de Patricia Ariel, sur le site http://www.patricia-ariel.com/art/gal-creation.html
Là, il a fait fort !
Ca faisait quelques jours que je n'entendais plus rien de mon gentil voisin Diego. Puis surprise ! il réapparaît comme sur un tapis volant. Hier, empêtrée dans mes sacs pour le parc à containers, je lui griffonne un message que je scotche à sa porte. Hello ! Demain après-midi je vais au parc à containers. Si tu veux je peux porter quelques trucs pour toi en y allant. Des tas de sacs remplis d'emballages plastiques et papier, carton trônent en obstruant l'entrée. J'ai hâte d'en être débarassée. Puis direction la buanderie pour y ramasser mon linge lessivé. Piouuufff ! Je halète dans l'escalier sous le poids du linge. En plus je me suis trempée le ventre avec la manche d'un sweat-shirt qui pendait. La manne au sol, je me bats avec le séchoir pour le déplier. Là un sourire me susurre : Bonjour, comment vas-tu ? et un bisou atterrit sur ma joue. Diego me regarde, étonné, entre mes sacs d'emballages, une chaussette sale ramassée dans l'escalier et mon top auréolé jusqu'au nombril. Hum, faisons comme si de rien n'était. Oui, merci . Tu as vu le mot que je t'ai mis ? Je lui explique comment trier ses emballages, puis nous finissons par le faire ensemble dans son adorable cuisine contemporaine et descendons tous les sacs dans le hall de l'immeuble. C'est prêt pour demain, ouf ! Mon voisin est sidéré de ce tri obligatoire, et trouve ça compliqué. Mdrrr, c'est une habitude à prendre, va ! Puis la suite, j'avoue ne plus bien savoir l'ordre dans lequel tout ça s'est déroulé... à cause du champagne. Il m'invite à souper chez lui, me tend une flûte de champ, me mitonne des tagliatelles fraîches au saumon, dans son wok oriental, me demande ma journée, me fait humer les épices : ail, safran... J'admire ses pots à épices : il m'en offre un. Un mignon petit bocal à fermeture métallique.
Installée comme une odalisque sur ses coussins et au milieu du grand sofa, je me fait dorloter un bon verre à la main. Nous discutons, rions avec plaisir. Diego me parle cuisine, épice, vins, amis, veut me présenter à des gens puis mets un DVD dans le lecteur. Et pour le dessert, j'ai prévu de la glace. Là c'est vite fait ce soir, mais je t'inviterai pour un vrai dîner. Ah bon ? merci :D
Ses traits sont tirés ; il avoue sa fatigue. J'offre de le masser à l'occasion, avec une huile aux herbes aromatiques de ma fabrication. Ben oui, il m'accueille si amicalement à chaque fois. Mais heuu, il n'y a rien de plus à penser. C'est sans équivoque, lui assure-je. L'oeil malicieux il acquiesce : pourquoi pas ?
Que j'ai bien mangé ! Et bu aussi. Mdrrr, heureusement ma chambre est à un pas, un étage plus bas. Je ris à une scène comique du film : et que vois-je ? Il s'est endormi, la joue posée sur un coussin. Ses traits sont adoucis par le sommeil. Je lui enlève doucement ses lunettes design pour les poser sur une des quatre tables basses. Il réagit à peine.
Le film achevé, je tâtonne pour trouver la lumière dans la cuisine, car le salon luit à la lueur des bougies. La vaisselle est expédiée en trois minutes, je souffle les bougies, Et je m'éclipse en catimini après avoir délicatement déposé un plaid sur son corps assoupi. C'est ce que j'appelle une belle soirée. Zut, j'ai oublié mon pot à épices ! :S Le chariot et le cheval
Le cheval est nos émotions.
Apollon et le char solaire, détail de la peinture située dans l' aula magna de l'Académie d'Architecture de Mendrisio, Suisse. Présence amoureuse
Gestes sans cesse répétés Ode à la beauté masculineJ'ai été piquée au vif tout à l'heure quand j'ai reçu une pub pour des fonds d'écran spécial "Bikinis" ! Rien que des nanas dans des poses lascives.Jusque là, bon, pourquoi pas. Chacun ses marottes. Ce qui m'a mis les nerfs en pelote (si j'ose dire) c'est qu'il n'y avait que deux petites pages d'hommes, dont un seul nu et de dos svp. Alors, voici la revanche de celle qui voudrait plus de "spécial maillot hommes" : profitez de ces courbes, moues et attitudes charmeuses ! ;)
Version "Je suis boudeur" mais sexy
Version "Copain sympa avec son labrador" mais néanmoins mhhhh
Ici, c'est "Je me cache". Mais heuuu, pourquoi veux-tu cacher ta beauté, dis-moi ? Timide peut-être.
Hans surpris dans sa méditation. Notez l'angle particulièrement étudié de la main sur l'abdomen.
Sven a oublié sa serviette avant d'entrer au sauna. Boahhh pas grave, on n'en mourra pas, hein... ;D
Marcus au pays des songes. Mon cliché préféré :)
Mon nouveau voisin !Je ne vous ai pas encore dit ? Rahhh il y a un nouveau locataire au-dessus de mon appart, au troisième. Oui, le précédent est allé s'installer au rez de chaussée. Et c'est tant mieux car au vu de l'absence de limites à ses frasques musicales et festives en nocturne... Je crois que j'allais prendre des actions chez boules Quies. Le nouvel arrivant donc : Diego, la peau mate, les cheveux mi-longs noirs, des yeux pétillants et un superbe sourire. Et serviable en plus. Figurez-vous que dès son arrivée, il m' a pris des mains ma manne de linge pour la descendre à la buanderie. Puis il m'a gentiment offert une délicieuse tarte aux myrtilles (un de mes péchés mignons). Je l'ai convié à la déguster ensemble mais il a tôt fait de me proposer un verre chez lui... J'ai fait le tour de son appart décoré avec énormément de goût. Il est décorateur, c'est vous dire. Un verre de vin, deux verres de vin, trois... Pas facile de redescendre chez moi après. Lol. Toute contente de cet accueil amical, je lui ai mitonné une tarte aux pêches maison. Ces sont des DVD qui sont apparus devant ma porte, posés sur l'assiette de service et le torchon de cuisine qui enveloppait la pâtisserie. Super, des films d'horreur ! J'adore. Puis plus de nouvelles. Oh, snif. Hier soir, je tente une approche : toc toc à sa porte alors que j'entendais ses pas sur le lino. Tagadam tagadam, ça court dans les escaliers. Et il déboule, sourire éclatant en ouvrant la porte : "Oh bonsoir ! Entre ! Tu as soupé ? Viens boire un verre ! J'ai essayé trois fois cette semaine de te voir, mais personne. Je frappe peut-être trop doucement à la porte ?". Glurps, je réfléchis. Mince, ce sont les écouteurs que je porte pour regarder la télé le soir : je n'ai rien entendu... :S Il m'invite à dîner mais je sors de table. Hop, il me tend une sambucca, avec deux grains de café dedans. Je ne connais pas, c'est fort mais c'est agréablement parfumé. Il met un film très réçent avec Will Smiths, trop biennn ! Et me voilà vautrée dans un des deux sofas, à siroter un apéro devant un chouette action movie... Elle n'est pas belle la vie ? ;) Les stéréotypes ont la vie dureMesdames, avez-vous remarqué comme ces messieurs s'offusquent quand vous leur dites ce que vous pensez ? Et aussi qu'il vous estiment menteuses quand vous modulez l'idée pour qu'ils ne soient pas outrés ? Personnellement, je rencontre souvent des messieurs qui me donnent plein de conseils sur ma vie, mes amours, ma façon de considérer la Nature, ma voiture, son entretien, ses performances... alors que je ne demande rien. C'est très curieux ce comportement. A la limite de l'insultant parfois. Ben oui, comme si je n'étais pas capable d'utiliser mon cerveau et avoir une pensée propre différente de la leur. Mdrrr, avez-vous noté aussi cette tendance à imposer ses avis sur à peu près tous les sujets ? Et à croire qu'ils sont les spécialistes en tout domaine ? c'est touchant, comme des petits garçons qui comparent leur kiki ou la voiture de Papa ;D Alors voilà, j'apporte un erratum au mode d'emploi des relations Hommes/Femmes : Messieurs, les femmes ont un cerveau et savent s'en servir. Même si vous ne le voyez pas, et qu'elles ne le disent pas. Si si ! Elles ont aussi des idées. Hé non, les femmes n'ont pas que des sentiments, des seins, des fesses et une bouche grande comme çaaaa. ;) Hihi ! Puis aussi les femmes ne sont pas forcément des petites filles à pouponner, ni des pauvres êtres sans défenses perdues sans l'homme, ou des mamans prêtes à vous infantiliser. Pitié, ouvrez les yeux et regardez sans forcément toucher, ressentez l'être féminin avant de vouloir le chasser, dégustez avant de vouloir conquérir le territoire de la femme et surtout cultivez y l'art de la séduction pour qu'elle fasse de même. C'est juste un peu du jardin d'Eden qui vous y attend... Messieurs, vous êtes incomparables ! ;D Nous sommes quatre
La présence de Dieu dans ma vie a toujours été là. Oeuvrant au travers de personnes rencontrées, de gestes de partage, de rires inopinés, de liens particuliers avec les pierres comme le quartz, l'améthyste, la charoite, l'agate ou la malachite, de moments privilégiés avec la nature, les animaux, de coincidences extraordinairement heureuses ou déconcertantes, de changements renversants de l'existence, de moments intimes de méditation... Mais curieusement jamais dans le culte catholique. Ce qui coince ? Le rejet du corps, du plaisir charnel en toute liberté comme manifestation légitime de l'amour divin. Et ensuite la notion de rachat des fautes, de devoir mériter le bonheur sans cesse et de remercier à l'infini le Christ de nous avoir sauvé. Je suis consciente que ces mots peuvent choquer mais il me semble juste de remettre les choses à leur place. Nous avons reçu un corps, façonné à l'image de Dieu, du Grand Esprit, du Grand Tout, d'Allah, .. comme vous voulez Le nommer. Ce corps charnel est le lieu où se trouve notre âme, étincelle de vie, morceau du sacré en nous, éternelle. C'est dans ce sens que notre corps est sacré car en lui brille un petit bout de divin. Léon Toutoundjian, Les quatre éléments
Notre corps fonctionne de façon à produire la pensée, issue de l'esprit. Celui-ci raisonne et souvent prend toute la place dans notre existence. Car nous lui donnons cette importance. Et le corps alors dans tout ça ? L'âme ? Le lien avec tout ce qui est immatériel ? Empêcher le corps d'exhulter, l'âme de se joindre à son créateur ou l'ignorer purement et simplement, c'est mettre à mort trois quart de notre humanité. Comment voulez-vous qu'ils survivent, privés de toute nourriture, d'énergie stimulante, de joie ? Comment voulons-nous vivre, élagués des trois quart de qui nous sommes ? Là le catholicisme s'égare : en brimant la vie charnelle, et en privilégiant la culpabilisation, le rachat des péchés, et une pure vie spirituelle, la cible est manquée. Je pense que Dieu n'en a rien à faire des lamentations, des pardons continuels et autres tristesses engendrées par la culpabilisation. Les punitions et autres sanctions ne sont pas issues de Dieu, Pur Amour. Il nous a créé avec un corps pour le bonheur, pour la joie, la lumière et la Vie. Dieu veut que nous soyons heureux, pas que nous demandions pardon pour mériter le bonheur ou que nous soyions des esprits désincarnés ignorant le désir, le feu de la Vie. Des pierres nous sommes frères car nous avons un squelette. Des plantes nous avons les nervures dans les réseaux sanguin, nerveux. Des animaux nous possédons la chair. Du divin nous sommes le lien entre Terre et Ciel, tous frères reliés entre eux. Les purs esprits non incarnés ne sont pas de ce monde : nous ne sommes pas des Anges, mais des Hommes. Avec un corps, une âme, un esprit, un lien entre deux mondes. Nous sommes quatre. Drôle de menuHier j'ai mangé de l'asphalte pour le repas de midi... Glurps, c'est surprenant. Puis ouille aussi. J'ai des bleus partout. Puis ma belle bicyclette a une roue voilée, la selle est de travers, tout comme le guidon. Sniffff :(
Je vous explique : ce jeudi, une automobiliste n'a pas pris la peine de regarder la piste cyclable en sortant de la station service Jet sur le temps de midi. L'inconvénient est que je me promenais sur ma bicyclette à hauteur de son véhicule à ce moment-là.
Malheureusement pour mon vélo et moi, elle a démarré sans remarquer que nous nous trouvions devant son capot à cet instant précis. Par contre, elle a noté par la suite que ma bicyclette était pliée en deux au sol et que j'étais allongée sur l'asphalte avant de redémarrer. Ca c'est chouette. Et que mes lunettes n'ont pas été brisées aussi.
Ca fait mal de la tôle dans les côtes, des bleus sur les jambes, les bras, un traumatisme au cou et à la colonne vertébrale. Et ça coûte cher de réparer un vélo. Ca secoue méchamment de se faire renverser, par surprise encore plus. On fait des cauchemards, puis on boîte ensuite pour se déplacer.
Alors, en prenant votre voiture, pensez-y. Les gens, c'est mou, c'est de la chair, pas de la tôle. Puis quand c'est mort, un mécanicien ne sait pas changer le moteur.
Etre concave, la femme
Cliché de Godo, site de la Clairière en chantier : http://g.o.d.o.chez-alice.fr Etreinte
Te revoici donc
Douce mie aux traits froids
Prends-moi ainsi dans tes bras
Qu'en ton étreinte glaciale
Se dissipe l'angoisse de mon âme
Ma solitude
M'as-tu manqué
Héroïne des jeunes années
Je n'ai pas oublié ton parfum
Ni l'amertume exclusive
De tes tendres attraits
Toi seule sut apaiser
Les larmes secrètement versées
Par une âme délaissée.
Hymne de la créationBénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, Tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux, Tu élèves dans leurs eaux tes demeures ; Tu t'avances sur les ailes du vent ; Tu prends les vents pour messagers, Pour serviteurs, les flammes des éclairs. Tu as donné son assise à la terre : Qu'elle reste inébranlable au cours des temps. Tu l'as vêtue de l'abîme des mers : Les eaux couvraient même les montagnes ; A ta menace, elles prennent la fuite, Effrayées par le tonnerre de ta voix... Dans les ravins tu as fais jaillir des sources
Et l'eau chemine au creux des montagnes ; Elle abreuve les bêtes des champs : L'âne sauvage y calme sa soif ; les oiseaux séjournent près d'elle : Dans le feuillage on entend leurs cris. De tes demeures tu abreuves les montagnes, Et la terre se rassasie du fruit de tes oeuvres ; Tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, Et les champs pour l'homme qui travaille. De la terre, il tire son pain :
Le vin qui réjouit le coeur de l'homme, L'huile qui adoucit son visage, Et le pain qui fortifie le coeur de l'homme. Les arbres du Seigneur se rassasient,
Les cèdres qu'il a plantés au Liban ; C'est là que vient nicher le passereau, Et la cigogne a sa maison dans les cyprès ; Aux chamois, les hautes montagnes, Aux marmottes à l'abri des rochers. Et le soleil qui connaît l'heure de son coucher.
Tu fais descendre les ténèbres, la nuit vient : Les animaux dans la forêt s'éveillent ; Le lionceau rugit vers sa proie, Il réclame à Dieu sa nourriture. Quand paraît le soleil, ils se retirent :
Chacun gagne son repaire. L'homme sort pour son ouvrage, Pour son travail, jusqu'au soir. Saint François d'Assise Peintures de Vincent Van Gogh |
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